La Bible en ses Traditions

Galates 3,28 ; 4,22–31

Byz V TR Nes
S

28 il n’y a ni Juif ni Grec

il n’y a ni esclave ni homme libre

il n’y a ni homme et

Vni femme

car tous vous êtes un seul 

Vun dans le Christ Jésus !

28 ...

4,22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils

un de l'esclave et un de la femme libre ;

22 ...

4,23 mais celui de l'esclave naquit selon la chair

et celui de la femme libre, en vertu de la promesse.

23 ...

4,24 Ces choses sont dites sous forme d'allégorie

Vdites par allégorie

car ce sont deux alliances :

l’une du mont Sinaï, enfantant pour l'esclavage, c’est Agar,

24 ...

4,25 or

Byz V TRcar Agar est le mont Sinaï

Vle Sinaï est une montagne en Arabie,

et elle correspond

Vqui est lié à la Jérusalem actuelle, elle est de fait

Byz TRla Jérusalem actuelle, or elle est 

Vcelle qui est maintenant Jérusalem, et est esclave avec ses enfants ;

25 ...

4,26 mais la Jérusalem d’en haut

Vqui est en haut est libre,  

elle qui est notre mère

Byz TRla mère de nous tous,

26 ...

4,27 car il est écrit :

« Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes pas !

Éclate de joie et crie, toi qui ne connais pas les douleurs de l’enfantement !

Car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que les enfants de celle qui a un époux. »

27 ...

4,28 Quant à | nous | vous |,

Byz V TRnous, frères,

à la manière d’Isaac | nous sommes | vous êtes |

Byz V TRnous sommes enfants de la promesse.

28 ...

4,29 Mais de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui l'était selon l’Esprit

ainsi en est-il encore maintenant.

29 ...

4,30 Mais que dit l’Écriture ?

« Chasse la servante et son fils

car le fils de l’esclave n'héritera pas

Vne sera pas héritier avec le fils de la femme libre. »

30 ...

4,31 C’est pourquoi, frères,

nous ne sommes pas enfants d'une servante, mais de la femme libre.

V et par sa liberté, le Christ nous a libérés.

31 ...

Réception

Arts visuels

3,13–29 Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi Allégorie de l'Ancien et du Nouveau Testament 

La Loi et la croix

Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553), La Loi et la grâce (huile sur bois, 1529), 72 x 88,5 cm, O10732

Galerie Nationale, Prague (République tchèque) © Domaine public→

Au centre de cette peinture didactique, l'Homme livré à lui-même hésite entre deux personnages symboliques, un prophète de l’Ancien Testament et Jean le Baptiste à l'aube du Nouveau.

Tous deux pointent vers la croix, source de salut : seule la foi en Jésus qui a triomphé de la mort par la résurrection permettra à l’homme d'être sauvé. Elle domine de haut le serpent de bronze au milieu du campement des Israélites, à gauche en arrière plan, qui ne faisait que l'annoncer.

 La partie gauche du tableau retrace le péché originel et le don de la Loi à Moïse sur le mont Sinaï ; la partie droite figure le le Christ debout devant son tombeau, et face au couple pécheur de gauche, l'Agneau innocent, et enfin Marie sur le mont Sion recevant le divin Enfant du Ciel, pure grâce à accueillir. (Cf. le commentaire de  Matthew D. Rosebrock→). 

4,22–31 Abraham eut deux fils, un de l'esclave et un de la femme libre  Être (héritier) ou ne pas être ... Sous le pinceau de Verhaghen, la séparation prend des allures d'invitation cordiale à partir. Néanmoins la fierté d'Agar chassée est mise en valeur, ainsi que l'enjeu décisif de la descendance dans ces deux petits garçons qui se séparent.

Pierre-Joseph Verhaghen (1728-1811), Agar et Ismaël chassés par Abraham (huile sur toile, 1781), 168 x 195 cm

Musée Royal des Beaux-Arts, Anvers (Belgique) © Domaine Public→